Ma petite entreprise

Ce que je vais écrire ici va paraître étrange à de nombreuses personnes.

Après moult réflexions, je me dis qu'un des meilleurs éléments de justice sociale, c'est la PME.

En effet, à l'inverse de la grande entreprise, le patron obtient un salaire « raisonnable », et non point les millions des grands patrons. De plus, la petite taille de la structure permet une gestion concertée avec les employés, ce que je considère comme un excellent moyen de mobiliser les intelligences, les compétence et les motivations. Elle permet aussi une gestion plus humaine et moins « bureaucratique ».
Par conséquent, la PME permet un meilleur partage, une meilleure répartition des richesses. On devrait donc encourager la multiplication des PME.
Il peut paraître bizarre de parler d'une PME comme d'un élément de redistribution des richesses, mais ici, c'est à ça que je pense, d'abord et avant tout !

Un autre aspect des choses, c'est que bien souvent, dans une PME, le patron est un ingénieur, un technicien, un scientifique (suivant le domaine), bref quelqu'un conscient des réalités de son entreprise. Le patron de grande entreprise est plus souvent un financier dont l'objectif est la rentabilité du groupe (cf mon article...).
J'ai lu il y a peu de temps un article d'un journal économique disant que les écoles de commerce, qui avaient auparavant pour mission de former des chefs d'entreprises, se sont détournées de ce but pour former leurs étudiants à la finance internationale (et les détachent donc des réalités...).
Remarquons au passage que Sarko, qui fustige le capitalisme financier (les parachutes dorés, redonnons le goût du travail aux gens...) et célèbre l'entreprenariat, a prononcé l'un de ses plus importants discours à HEC, l'une de ces écoles de commerce qui s'écartent de leur chemin classique.

Quelques personnes m'ont déjà suggéré de monter mon entreprise, arguant que j'étais bon technicien et que j'avais la motivation pour avancer par moi-même...

Ainsi la question se pose !

Là où le bat blesse, c'est que j'ai un jugement assez négatif sur l'entreprise, pour diverses raisons : origines sociales (mes parents sont employés et ont plutôt tendance à casser les patrons...), conflits sociaux récurrents portant essentiellement sur la répartition des richesses entre le patron et son employé. Le fait est, également, que dans mon milieu professionnel, la PME fait peu de choses intéressante : les grands chantiers de construction sont majoritairement menés par les Majors (Bouygues, Eiffage, Vinci), et je n'ai pas envie de me limiter à la construction de maisons individuelles, qui est de peu d'intérêt pour moi !
Reste bien sûr le bureau d'études, qui est forcement une PME. Le cadre se prête alors très bien à mes rêves et mes envies de démocratie et de dialogue. À voir !

Il est évident que si je monte une entreprise, c'est pour gagner de l'argent, mais aussi pour mettre en oeuvre ces principes.
J'hésite, je réflechis...
En plus des risques inhérents à l'entreprise et des contraintes financières se greffent ces questions morales...
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# Posté le jeudi 13 décembre 2007 12:49

EDF, entreprise publique

Sarko veut vendre des actions EDF pour financer les investissements de l'état à l'université. En dehors du fait que c'est surement un prétexte détourné, et que, ainsi, il vend la poule aux œufs d'or (comme pour les autoroutes...), on peut se demander pourquoi limiter cette vente d'actions à des institutionnels, et pas à des particuliers.

Je pense qu'en tant qu'entreprise publique, EDF peut tout à fait être possédée en partie par des fractions du peuple français (peuple au sens large : riches, moins riches, jeunes et vieux, bref, des Français comme vous et moi.). Bien sûr, EDF étant une entreprise publique d'état, on peut considérer que chaque citoyen en possède une part. Mais on parle ici d'actionnariat.

De plus Sarko n'arrête pas de dire qu'il veut nous réconcilier avec l'économie, le capitalisme et le patronat, pourquoi ne pas en profiter ?

Au lieu de cela, il va encore en faire profiter des organismes obscurs (la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est quoi pour le français lambda ?), des grands groupes industriels, ou ces haïssables fonds de pension américains, ou encore certains de ses amis (Bernard Arnaud, Martin Bouygues), contribuant ainsi à une plus grande concentration du pouvoir, un partage des richesses encore plus biaisé, creusant ainsi le fossé social, accroissant ainsi ce qui nous sépare de nos chers patrons... (alors qu'il faudrait au contraire nous rapprocher d'eux...).
Certains groupes industriels américains (Google...) n'hésitent pas à limiter leur actionnariat à des ressortissants américains. Pourquoi des grandes entreprises françaises ne pourraient-elles pas imiter ces sociétés en l'occurence? Sarkozy n'hésite pas à glorifier le modèle US, prenons exemple aussi pour ce cas là !

# Posté le mardi 04 décembre 2007 15:45

Société de consommation

Il y a une question que je me pose, pourquoi la consommation est-elle si "importante" ?

On a un sous-ministre (secrétaire d'état) responsable de cette question : Luc Chatel, secrétaire d'état à la consommation. Je trouve ça un peu fort !

Notre fameux président s'échine sur le pouvoir d'achat, comme si la seule importance, s'était qu'on puisse "acheter"...
Moi, je dis que ce qui est important, c'est qu'on puisse vivre, et qu'on soit heureux. A mes yeux, le niveau de vie est plus important que le pouvoir d'achat.
Le niveau de vie, c'est la culture, la santé, l'éducation, la sécurité (mais sans paranoïa, contrairement à ce que sait si bien faire notre chère Droite...), c'est tout ça, et tellement plus, plus que le pouvoir d'achat au moins !

Qui a lancé la question du pouvoir d'achat d'ailleurs ? Nicolas Sarkozy, en 2004, à l'époque ministre de l'économie ! Comme c'est bizarre !
Je ne nie pas qu'il y ait un problème. Je prétend qu'il prend des proportions trop importantes, alors qu'a mon avis, il y a d'autres questions, au moins aussi importantes, si ce n'est plus !

Alors que justement, l'écologie devient si importante, qu'on prend conscience qu'on "bouffe" notre planète... On devrait moins consommer ! Moins consommer de matières premières du moins ! Donc acheter moins de fringues (n'est-ce pas mesdemoiselles... ?). La nourriture, le carburant, l'eau sont bien sûr des choses que l'on peut moins consommer, mais qui restent finalement indispensables. Mais a t-ont besoin de deux (trois des fois ... !) voitures, alors que de plus en plus, on vit en ville, où l'on peut se déplacer facilement à pied, en vélo, ou en bus.
Et le matériel technologique qu'on jette à tours de bras alors qu'il est encore utilisable (millions d'ordinateurs, de portables, de frigos partant à la casse après moins de cinq ans d'utilisation...). Tout cela bien sûr est hautement recyclable, que ce soit en l'état (prendre un vieil ordinateur et remettre quelques pièces dedans, formater le disque dur, mettez un Linux dedans, vous obtenez une station de travail pour étudiant, pme ou administration... cf Logiciels Libres).

Combien de millions de pub défigurent nos villes.... Certes, elles peuvent être utiles. Elles financent les abris de bus et le vélib'. Mais peut-être y en a-t-il trop !

Je pense que les gens qui croient en la décroissance n'ont pas tord. Et avec eux, beaucoup d'autres personnes : il nous faut changer notre mode de vie !
Nous devrions moins consommer, mais être plus heureux, car finalement, peut-être est-ce là le problème : nous achetons pour nous persuader de notre possibilité d'acheter, et donc d'accéder au bonheur.

Le bonheur ne s'achète ni ne se vend !

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 15:42

Modifié le jeudi 29 novembre 2007 15:55

Univers virtuels

Univers virtuels
De plus en plus de personnes se connectent à des univers virtuels ou des reseaux sociaux virtuels, tels que Second Life ou Habbo, MySpace ou d'autres.

Sachant qu'une grande partie des choses que l'on peut réaliser sur ces espaces virtuels peuvent se faire "en vrai", comme, se faire des amis, monter une activité économique (sur Second Life), je me demande pourquoi on "sort" de la réalité pour les faire.

Pourquoi se construire une vie virtuelle, alors qu'on peut la vivre en réalité ?

Bien sûr, Internet, qui est le support de ces mondes virtuels, permet d'aller plus loin, de connaître des amis plus loin, dans d'autres pays...

Mais je pense serieusement que les gens qui se construisent ces vies virtuelles essayent ainsi d'échapper à la réalité. Ils sont déçus par la réalité.
Leur vie dans Second Life échappe ainsi au monde actuel, avec ses lois. Peut-être rêvent-ils d'un monde plus juste, plus paisible, moins violent, moins guerrier. Peut-être y construisent-ils la vie de leurs rêves, avec la maison de leurs rêves, à la campagne, d'une architecture recherchée, plutôt que le petit pavillon de banlieue dans lequel ils habitent.

Second Life serait donc le reflet du monde actuel, avec tous ses travers. Je pense bien-sûr aux promesses de l'économie de marché, des politiciens.

Si des residents de Second Life ou d'autres univers virtuels lisent cet article, je les invitent à laisser des commentaires ou à m'écrire.
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# Posté le samedi 24 novembre 2007 05:56

dessins cochons

Parce que la vie c'est compliqué...
qu'il faut donc de temps en temps se reposer le cerveau...

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 16:19