défaut d'investissement et de recherche, bureaucratie trop présente, impôts un poil trop lourds (pour les particuliers comme pour les entreprises), manque de concurrence, coût du travail trop important, et droit du travail trop rigide...
Le problème de base varie selon les points de vue, mais ces points sont quasiment cités par tous.
En fait, il semble que l'on ait énormément de qualités et de réserves de puissances mais que l'on ne sache pas les utiliser.
Ainsi, nous sommes peut-être les plus productifs du monde (on produirait plus en une heure de travail qu'un américain), mais la portion de notre vie consacrée au travail serait trop faible (ça me fait mal de dire ça... !)
On veut tous (de préférence) travailler dans le service public... Alors que celui-ci n'a qu'une fonction de service et pas de production de richesses. La droite déclare que c'est là l'un des problèmes : on aime pas être riche ! Soit disant que le bonheur vient par l'argent ! Du coup, on aime pas non plus les entrepreneurs (qui, eux, veulent gagner de l'argent !)
Sur les privatisations à répétitions, la gauche hurle à cors et à cris sans cesse, mais on constate aujourd'hui que dès que la concurrence a été admise sur les télécommunications, on a vu apparaître les offres de l'adsl pour les particuliers, alors qu'on aurait pu y penser auparavant. Depuis la Renaissance, on assiste globalement à une libéralisation (autrement dit, plus de liberté d'entreprendre dans plus de domaines), mais en même temps, une élévation du niveau de vie, de santé, d'éducation, un recul de la pauvreté... Cette libéralisation a donc des effets bénéfiques.
En travaillant plus, en libéralisant davantage l'économie, en diminuant les impôts, on créerai plus de richesses, ce qui nous permettrai de remettre debout notre système social, en espérant bien-sûr qu'on ne l'ai pas vendu aussi ...
En même temps, après avoir privatisé le rail, les Anglais on vu s'effondrer littéralement leur système ferroviaire, qui est devenu un transport pour riches. De même du système de santé. Quand à l'électricité, je pense quand même qu'il faut faire attention aux centrales nucléaires : des investisseurs privés, pressés de gagner de l'argent, mettront t-ils assez de moyens pour la sécurité dans ces trucs là ? Certes, nous avons les autorités de régulation, et la sureté nucléaire fait son boulot, mais on ne peut que constater que la première compagnie d'électricité privée du monde (Tepco) a été obligée d'arrêter la plus grande centrale nucléaire du monde parce que les mesures de sécurité n'avait pas été suffisantes lors d'un séisme (au Japon)! Du coup, une partie de la plus grande ville du monde (Tokyo) vit au ralenti, avec de fréquentes coupures de courant.
Nicolas Sarkozy fait partie des libéraux « à la française », c'est à dire qu'il croit fortement en l'économie libérale, avec toutefois un fort engagement de l'état. Les libéraux sont aussi des gens qui croient fermement que tout peut et doit être payant. A cause de notre position franco-française, une grande privatisation de l'école pour arriver à un niveau (comme aux Etats-Unis) où la plupart des grandes universités et des grandes écoles sont privées, est encore peu à craindre, mais il faut s'en méfier. Les libéraux ont aussi, dernièrement, jeté la pierre à Bertrand Delanöé lorsqu'il a mis en place un service wifi gratuit dans les espaces publics de la ville de Paris. A leur sens, l'état, où tout autre collectivité publique, n'a pas à s'immiscer de quelque façon dans l'économie. Alsthom, et toutes les autres entreprises publiques, sont à leurs yeux des aberrations. Il n'y a pas longtemps, certains penseurs libéraux américains, avec Bill Gates, ont encore mis à l'encan Linux (systeme d'exploitation libre, concurrent gratuit de Microsoft Windows ®) et ont insulté les leaders de la communauté du logiciel libres en traitant Linus Torvalds et ses amis de communistes (l'insulte est pour qui ? Personnellement, je ne voie pas où, mais aux Etats-Unis, communiste est une insulte, et je pense que les communistes doivent se sentir honorés d'être comparés à Torvalds...).
La culture de la rentabilité nous pousse à travailler toujours plus, toujours plus stressés. Peut-être arrivera-t-il un jour où les humains ne pourront plus être toujours "plus" et "plus" rentables. Cette façon de voir les humains a conduit à plusieurs cas de suicides récents chez Renault.
Sarkozy prétend que notre génération est celle du « à quoi bon ? », on a plus le courage, on ne croit plus en rien, plus en nous même et en notre pays...
C'est vrai ! J'ai moi même ce problème de confiance en moi ...
On fait l'éloge de la valeur travail... Bizarrement, je connais peu de personnes qui sont heureuses d'aller travailler. Le fait que les salaires soient sous-évalués y compte peut-être. Les conditions de travail aussi, ainsi que le travail « industriel », répétitif, et peu « passionnant » (dans le cas de mes parents par exemple).
Ces problèmes ont été pointés par Sarkozy, qui a « sommé » les patrons de jouer le jeu sur les salaires en échange de cette libéralisation, lors de son discours à l'université d'été du MEDEF.
Nous devons donc sûrement faire quelques pas dans cette direction : travailler plus, et plus longtemps. Une libéralisation encore plus accrue de l'économie, un droit du travail plus souple, moins de fonctionnaires, et moins de privilèges (on est quand même le pays de l'égalité, non ?). Mais il faut toutefois ne pas aller trop loin ... Nous avons réussi l'exploit (sans nous en apercevoir ! ce qui est encore plus fort !) de construire une des économies les plus libérales du monde, leader de la mondialisation, avec en plus, un des niveaux de protection sociale parmi les plus élevés...
Nicolas Sarkozy a peut-être raison, ça me fait mal de le dire, mais n'allons pas si loin que nous perdrions notre mode de vie et brisions notre civilisation...