De la vie en bureau d'études... le chomage et le choc pétrolier de 1973...

...Une partie de nos malheurs vient (et pourraient être résolus par ...) de la hiérarchie. Le directeur est en effet peu impliqué : il ne passe pas beaucoup de temps parmi nous, au contraire : il s'enferme dans son bureau une bonne part du temps, se défausse de ses responsabilités sur ses subordonnés. En étudiant son CV, on s'aperçoit qu'il n'a qu'un DUT ...
La seule chose qui l'intéresse, c'est de faire du chiffre, qu'importe que ses employés soient motivés, le turn-over monstre, ou d'autres futilités...

Cette façon de faire des affaire date en fait des années 1970... A cette époque, les pays producteurs de pétrole, arabes pour la plupart, décident de tenter un pari fou : prendre l'occident pétrolo-dépendant en otage... Pourquoi ? parce que l'occident soutient Israël dans la guerre du Kippour... pour de multiples raisons où la géopolitique, la lutte d'influence au sommet de l'échelle mondiale tiennent leur place...
Depuis ce jour, bizarrement, ce ne sont plus des entrepreneurs qui commandent, mais des financiers. Des gens pour qui seul compte la rentabilité à cours terme. Faire de l'argent tout de suite, qu'importe si la société périclite et s'écroule au bout de quelques années.
Le chômage date aussi de cette période. En étudiant les courbes, on remarque bien une brusque augmentation au milieu des années 1970. Cette hausse était due à l'impact brutal du choc pétrolier sur notre économie, qui n'y était pas préparé. De cette époque, le chômage n'a pas baissé. Pourquoi ?
Le mystère reste entier, on dit plein de choses, qu'il y a un manque de formation, des compétences mal-adaptées au monde des entreprises, mais j'avance une hypothèse supplémentaire : devant la gestion désastreuse des affaires d'une entreprise, les gens, par manque de motivation, de dynamisme, ne s'impliquent plus dans leur travail. Je suis en effet de plus en plus découragé par mon travail : se lever à 7h30 pour faire des choses qui finissent par m'ennuyer, pour travailler pour un patron dés-humanisé et cloîtré, loin de moi et qui, finalement, ne me connait pas.

Je sais que beaucoup de gens considéreront que ça se passe comme ça partout, et que donc, je dois l'accepter. Mais moi, je pense au contraire que c'est ce système qui doit changer. On doit donner envie aux gens de travailler, pas les y obliger. J'ai écrit dans l'article « culture du travail » que beaucoup de monde avait du mal à aller au travail. Ceci explique peut-être cela.

Peut-être le choc pétrolier de 1973 et la guerre du Kippour ont-ils eu beaucoup plus d'influence sur nos vies et notre économie que nous le pensons. Depuis les chocs pétroliers, le pétrole continue d'être une matière première dont le prix est surveillé. Il n'est plus « bon marché ». On consomme moins de pétrole, moins d'énergie aujourd'hui. Mais ce n'est peut-être pas encore assez pour qu'on sorte de la crise qui dure depuis 1973...
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# Posté le vendredi 22 juin 2007 08:24

Quelques reproches...

Tant de douleur au fond de moi, et tant, et tant d'espoir, d'amour. Et pourtant quels reproches ? A qui les adresser ? Mes parents, ces gens qui ne savent trop que faire de ce fils étrange, ne vivant quasiment qu'à travers les livres et la connaissance ... Et dont pourtant ils sont fiers. Non.

Mais je les vois se profiler devant moi... Elles... Les filles... Oui, j'ose, mais c'est assez classique quand on y pense, adresser ce reproche à un groupe qui constitue la moitié de l'Humanité.

Et pourtant, à bien des égards, je suis pour elles le prince charmant dont elles rêvent ! Le romantique qui leur écrit des lettres ou des poèmes d'amour...
Que n'ai-je entendu :
"J'aimerais bien qu'il m'écrive des poèmes mon amoureux.
-Tu peux toujours rêver." répondait ce dernier d'un ton cassant...
Et moi qui continue d'écrire mes poèmes et mes lettres, à tel point que cela en devient absurde...
Moi qui emporte partout mes sentiments floués, mes envies et ma dépression ; comme dans une valise qu'on boucle en partant d'un d'un endroit pour la rouvrir et tout déballer en arrivant dans un nouveau logement...
Stéphane, amer, crache sa bile et sa haine sur un site internet...
Et pourtant ! Que je déteste haïr...
Alors oui, Mesdames, je vous fais ce reproche, peut-être stupide, mais profondément humain, de toujours réclamer la lune, et, lorsqu'on vous l'offre sur un plateau, d'avoir peur de la prendre!
Et pourtant, que je déteste haïr...
Alors oui, Mesdames, je vous fais ce reproche, peut-être stupide, mais profondément humain, d'introduire en moi la colère, la rage et la douleur, alors que je suis leur contraire.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 15:26

Premier article sur agoravox : De la vie en bureau d'études ...

Ce premier article décrit la vie dans une entreprise, et sera suivi d'un deuxième dans lequel je tenterai d'analyser et de trouver une des causes du "mal français"...

Je travaille dans un bureau d'études depuis bientôt un an en tant que dessinateur, poste auquel vient s'ajouter la fonction d'administrateur informatique depuis quelques temps.

Les employés ne cherchent pas à améliorer la vie au bureau parce que leurs collègues et le chef leurs mettent des batons dans les roues. Les personnes motivées se voient découragées par l'ampleur de leurs taches... puis finissent eux mêmes par être démotivés devant le peux d'enthousiasme des autres.

Premier contact avec la fonction d'informaticien : recenser les logiciels utiles dans le milieu de travail.
Première déconvenue : certains logiciels utilitaires n'ont pas étés achetés, mais simplement installés sans licence ! Je tente donc de faire changer mes collaborateurs de logiciels, ce à quoi on me répond : « ah non, j'ai appris à travailler sur ce logiciel....
-Mais c'est compatible...
-Non non... »
D'autre part, bien sûr, j'ai des consignes du siège, à Paris, de n'utiliser que ces logiciels bien précis, propriétaires, et pas d'autres, car ces logiciels sont en général signe de qualités, ( ce qui, dans mon esprit est le contraire, car je pense que l'open source est une preuve d'absence de vice caché ). Et mon chef ne veut pas acheter de licences... Je dois donc, bon gré, mal gré, m'adapter avec l'éthique douteuse de la chose.
Faute de temps, également, je suis obligé de m'occuper du parc informatique à la va-vite, d'où erreurs nombreuses, ordinateurs mal configurés ou serveur engorgé, d'où perte de temps supplémentaire.
Mes collègues, lorsque j'essaye de faire entendre mon point de vue de responsable informatique, sur les adresses courriel, l'interdiction de bidouiller les imprimantes ou d'autres choses, me prêtent une oreille distraite... Je me fais l'effet (caricatural) d'être une dame-pipi : comme des toilettes publiques, chacun use et abuse de l'outil informatique, mais personne n'en prend soin, et après, c'est à moi de nettoyer les merdes .

Dans la gestion courante des affaires, ce n'est guerre mieux.
On signe des contrats sans se soucier réellement des personnes susceptibles de travailler sur les affaires en question. Résultat, on a trop de travail au regard de la masse salariale, d'où stress accru. Pour suppléer au manque de main d'oeuvre, on fait travailler des stagiaires, des intérimaires, des sous-traitants, au risque que plus personne dans l'entreprise ne connaisse un projet dans son entier.

Il serait pourtant si simple de prendre l'avis des chefs de projets avant de s'engager. Tous les gestionnaires d'entreprises (d'entreprise de conseil, société d'ingénierie ou du même genre...) savent qu'une société où les employés sont partie prenante de la gestion de l'entreprise est plus stable, les conflits y sont plus facilement résolus, les projets mieux menés. On prend le temps d'étudier correctement son affaire, d'établir un planning, des priorités, les participants à tel ou tel projet sont plus motivés. Mais non, il faut aller toujours plus vite, sans prendre le temps, il y a donc une perte de qualité, de nombreux clients engagent des contentieux parce qu'ils estiment que nous n'avons pas mené à bien notre mission. Ceci influe sur la réputation du bureau aussi bien que sur nos finances.

Prendre des gros projets alors que l'on en a pas les moyens et sans consulter les employés du bureau serait peut-être plus dangereux pour l'entreprise. Ces projets présentent toutefois l'intérêt de constituer de bonnes références et permettent d'apprendre beaucoup, mais quel intérêt si l'on a pas le temps d'accumuler ces connaissances ni de les utiliser, si l'on est stressé, qu'on travaille mal ?

Quand on regarde attentivement tous ces problèmes, on se demande comment ça fonctionne... Seulement par inertie. Les gens, sachant que l'entreprise a du mal à recruter, ne cherchent pas à se déplacer : le bureau est une planque, littéralement. Voyant qu'on nous paye relativement moins bien que les salaires dans la profession, personne ne se foule, personne n'essaye d'introduire du dynamisme dans la société.
Les personnes motivées se voient découragées par l'ampleur de leurs taches... puis finissent eux mêmes par être démotivés devant le peu d'enthousiasme (voire, l'immobilisme et la volonté de ne rien changer...) des autres.
On peut donc, soit s'adapter, soit se fatiguer progressivement, au sens moral comme physique. Raison pour laquelle la moitié du bureau est renouvelée tous les ans.

Une partie de nos malheurs vient (et pourraient être résolus par ...) de la hiérarchie.
Le directeur est en effet peu impliqué : il ne passe pas beaucoup de temps parmi nous, au contraire : il s'enferme dans son bureau une bonne part du temps, se défausse de ses responsabilités sur ses subordonnés. En étudiant son CV, on s'aperçoit qu'il n'a qu'un DUT ...
La seule chose qui l'intéresse, c'est de faire du chiffre, qu'importe que ses employés soient motivés, le turn-over monstre, ou d'autres futilités...

# Posté le mardi 05 juin 2007 01:47

agoravox

Je viens de m'inscrire en tant que redacteur d'agoravox.

C'est une sorte de journal sur internet. Un media citoyen d'après sa propre définition, dans lequel n'importe qui peut écrire des articles, tout en respectant une certaine ligne éditoriale, assez peu contraignante.
Ce media reflete donc en fait l'opinion de la classe moyenne (puisque généralement, ce sont les classes moyennes qui disposent d'un bonne accès internet), bien éduquée et informée (puisqu'il faut avoir un certain niveau culturel pour que ses articles tiennent debout, une certaine indépendance d'esprit aussi puisque de nombreux articles dénoncent des pratiques diverses.)

Je vous encourage à aller sur ce site, à lire, à vous renseigner, et à commenter et peut-être même, à écrire aussi des articles.

L'information, la connaissance sont les vraies libertés.
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# Posté le mardi 05 juin 2007 01:41

Les camions, la route et les trains.

Les camions, la route et les trains.
J'ai une idée, qui, je l'espère, va faire son chemin, c'est le cas de le dire.

Je pense qu'on devrait interdire aux camions de rouler sur un trajet de plus de 200 km, je pense que c'est raisonnable. Ça permettrait de rejoindre une grande gare de marchandise et de mettre les containers sur des trains.
Ça fluidifierait le trafic routier, il y aurait moins de poids-lourds sur les grands axes, les autoroutes, moins d'accidents aussi, une route plus sure. Ça polluerait moins aussi. Peut-être moins de camions qui passeraient devant chez soi, donc un quartier plus calme et moins bruyant, et moins risqué...

Bien évidemment cela va créer des tensions. En premier lieu chez les sociétés de concessions autoroutières, ensuite dans les rangs des routiers eux-mêmes qui vont surement faire bloc et cause commune. Et les transporteurs (autrement dit les patrons des routiers) vont râler aussi. Mais d'un autre côté, il y a de fortes chances pour qu'il soit désormais plus facile de faire rouler ses camions sur du rail...
En effet, les transports ferroviaires sont libéralisés depuis peu, donc, des sociétés de transports par rail vont surement se mettre en place, ou des compagnies étrangères vont pouvoir venir en France. Les trajets trans-européens seront donc plus faciles (même si des trains traversaient déjà des frontières avant) et les prix vont peut-être baisser encore plus que maintenant. Il faut savoir que le transport par train est moins cher que par camion !
D'autres pays l'ont fait, la Suisse par exemple...

Je pense que c'est possible, s'il y a une volonté politique, et notre cher président, nouvellement élu a l'air de se tenir à ses engagement écologiques, puisqu'il a nommé Juppé, Ministre de l'environnement avec rang de vice-premier-mininstre.

# Posté le jeudi 31 mai 2007 02:17

Modifié le jeudi 31 mai 2007 06:28