Dictature de la sociabilité

J'ai cette particularité d'être peu sociable...
Concrètement, je n'accorde pas trop d'importance aux personnes qui gravitent autour de moi (et j'apprécie qu'elles fassent de même avec moi...).
Bien sûr, j'ai des amis, une tchèque, un ukrainien, un chino-coréo-japonno-russe mélangé avec une petite touche de français, et qui lit Nietzsche, un élève de l'école des Beaux-Arts de Bourges... Et bien d'autres.
Mais finalement, mon bonheur n'est pas dans les autres (sans jeu de mot ni sous-entendu sexuel).
Dans la vie d'un homme, les relations à l'Autre sont la chose la plus compliquée qui soit. Je n'ai jamais sût réellement parler aux autres, et je n'en ai jamais tiré un grand bonheur. Il n'est donc guerre surprenant que je sois perpétuellement en retrait.
Bien sûr, je peux discuter politique et philosophie durant des heures, mais pour ce qui est de parler de moi... Parler de moi parce qu'il faut parler de soi... Non !
Le problème est que les gens autour de moi exigent que justement, je sois plus social. La vie, d'après eux, ne peut se vivre seul... Quel dommage !

Oh rage, Oh desespoir,
Oh sociabilité ennemie
N'ais-je donc tant vécu que pour cette infamie?

L'enfer, c'est les Autres ... !

Il n'est pas très loin, le siècle dernier, où seul comptait le mariage, la position sociale... Et qu'importait l'amour et le bonheur...
Tant d'espoirs brisés... Kafka, l'un des plus grand philosophe d'Europe, a toute sa vie subit l'influence de son père qui a fait de lui un être social, employé d'une compagnie d'assurance, alors qu'il aurait préféré rester un solitaire ...

Alors je m'élève, impuissant contre cette dictature inique... où, sous prétexte d'être humain, on oblige des gens à correspondre à un stéréotype, à une idée...
Je ne vais pas me mettre, brusquement, à devenir quelqu'un de social, alors que pour moi, ça signifie surtout beaucoup d'efforts pour ... quoi ? Plus de bonheur ? Non...

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:53

Modifié le jeudi 31 mai 2007 06:27

Président...

Président...
J'écris cet article dimanche 6 mai, 20 h27. Nous savons donc que Monsieur Nicolas Sarkozy est le futur nouveau président de la République Française. il nous faut donc dès à présent abandonner toute idée de bonheur, de joie, et de vie politique pacifique, car nous allons devoir trimer comme des forçats pour payer des patrons indument privés de leur argent par le peuple de France, feigant qu'il est...

Soyons honnêtes, je n'aime pas Mr Sarkozy, mais la démocratie a parlé, et il dit (et surtout promis...) de nombreuses bonnes choses, un renouveau du pouvoir et de la démocratie.

Mais son projet de société ne me plais pas...
Je n'ai pas envie de travailler plus, ni plus longtemps. Je n'ai pas envie qu'on vende la France et nos infrastructures de service public, de transports et la Sécu. De même, je n'aime pas ses vues traditionnalistes sur la société, sur Mai 68, qui a libéré une partie de la société. Regardons attentivement son programme : "Travailler plus, obéir au patron (il fait l'éloge de la valeur "autorité"), apporter des choses à son pays..." Travail, Famille, Patrie....

Bien sûr, de nombreux élements de son programme se rapprochent du pacte de Royal (sécurité sociale professionnelle, qu'est-ce que cela veut dire ? mystère...)

Je ne peut que me réjouir du taux de participation. Il suffit que nous redonnons confiance à la politique. Mais il signifie aussi que nous la surveillerons plus avec plus d'attention. et ce n'en est que mieux !

Nous avons un nouveau président. Mais ses actes sont liés à ceux du gouvernement. Et là aussi, pour les élections législatives, nous devrons choisir. Car ce président, s'il a derrière lui un gouvernement et un Parlement uni, pourra parler avec confiance à l'étranger, mais pourra également réaliser ses quatre vérités ici bàs. Le choix à faire est donc important !

# Posté le dimanche 06 mai 2007 14:43

Blogs de politiques

Les politiciens aussi ont leur blog !

regardez :
le blog de Clémentine Autain, adjointe de Delanoë

celui de Claude Goasguen, député UMP de Paris 16e

celui de Lyne Cohen-Solal, adjointe de Delanoë

Julien Dray

Christophe Girard, adjoint de Delanoë

Gilbert Roger, Maire de Bondy (93)

mais aussi :

Versac, Analyste politique, auteur de "Sociologie des blogs politiques" et organisateur de la République des Blogs.

netpolitique

place de la démocratie, l'auteur est aussi le compilateur d'un annuaire des blogs politiques sous forme de wiki

classement des blogs politiques
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# Posté le dimanche 01 avril 2007 07:31

Les OGM

Les OGM
Les OGM, ou organismes génétiquement modifiés sont souvent à la une des journaux (entre autre à cause de José Bové), mais qui d'entre vous sais ce que c'est ?

Ce sont des organismes (bactéries, plantes, êtres vivants plus "complèxes"...) dont on a modifié l'ADN, autrement dit : le plan de fabrication de la "bête" a été détourné...
On a inclus dans cet ADN un élément de l'ADN d'un autre être vivant.

Les premiers OGM étaient des animaux de laboratoires : on supprime leur système immunitaire pour voir comment ils réagissent à telle ou telle maladie. Puis, on est passé à une utilisation agricole : les plants de maïs résistant à un parasite.

C'est surtout cette utilisation des OGM qui pose problème :
En concevant, en modifiant des êtres vivants, et en les brevetant, on se les approprie.
Un être vivant peut-il être la propriété de quelqu'un ?
Oui, je sais, on a tous un chat, un chien (sauf ceux qui sont allergiques...) et le fermier a ses poules.

Mais en l'occurence, il s'agit plutôt d'un arrangement comme une licence logiciel : vous savez, le truc qui dit que le logiciel machin bidule sur votre ordinateur ne vous appartient pas, mais reste la propriété de la société éditrice (voir mon article sur les logiciel libres). Si un fermier veut utiliser des OGM (par nature plus performants, qui poussent mieux, plus vite, demandent moins d'eau...), il devra, chaque année, acheter des semences (chères... très chères... ) aux mêmes industriels.

Seuls les paysans riches, puissants et ayant des contacts (et peu regardant sur l'éthique douteuse de la chose) pourront donc ses procurer ces semences. La production alimentaire se retrouverait donc sous le monopole exclusif des industriels généticiens.

Une bonne part de la production agricole mondiale est produite par des paysans pauvres (prenons le cas de l'Inde... comment imaginer que des indiens pourraient s'acheter des semences OGM). Par ce monopole, les firmes de l'agro-alimentaire génétique ferment aux 2/3 de la population mondiale l'accès à une agriculture plus performante, tout en maintenant le 1/3 qui cultivent les OGM dans un manque criant de transparence.

Comment savoir en effet si ces OGM ne sont pas néfastes pour la santé humaine ? (une récente étude prétend qu'ils sont en effet dangereux).

Les sementiers prétendent que par cette maîtrise de la génétique et du rendement des cultures, on pourrait éradiquer la faim dans le monde, mais ce n'est pas vrai ! Le problème de la famine n'est pas un problème de quantité de nourriture, mais d'accès aux stocks, de logistique. C'est un problème économique et politique ! (L'OMC, qui cherche à imposer l'utilisation d'OGMs sous un prétexte libéral ne condamne pas non plus les agriculteurs occidentaux, USA et France les premiers, alors qu'ils sont subventionnés et donc moins chers que les africains dans leurs propres pays...)

Par l'utilisation d'OGM, les industriels prennent le pouvoir et le monopole sur notre alimentation, et ce n'est pas sain !

De plus, allons plus loin : si l'on est capable de modifier génétiquement un plan de maïs, on pourrait modifier aussi l'humain... Et là, on va loin ! On tombe dans l'eugénisme ! On est pas très loin du nazisme, puisqu'on pourrait modifier l'ADN pour qu'on soit tous grands aux yeux bleus...

# Posté le dimanche 01 avril 2007 07:14

De la dépression... et du suicide

On dit régulièrement que le suicide est une cause importante de suicide chez les jeunes (mais aussi chez les "un peu moins" jeunes).

Ce n'est pas trop difficile à comprendre ! Ayant été dépressif durant trois ans, je suis très bien placé pour expliquer ce phénomène dramatique et révélateur de l'état de notre société.

Durant toute notre enfance, nous sommes bercés d'illusions (le monde est beau... l'enfant ne comprend pas les guerres...), puis lors de la confrontation avec le monde réel, l'individu lutte d'abord, puis accepte progressivement le système... C'est la cause des tracas adolescents, de l'idéalisme de la jeunesse. L'acculturation, la télé, les médias de masse font le reste et anesthésient l'individu en le mettant devant une série de faits accomplis : il faut de l'argent pour vivre, le monde n'est pas si beau...

Un grand penseur russe a dit un jour qu'on ne pouvait pas vivre normalement car l'individu normal, réfléchi, conscient des réalités du monde devient fou devant tant de violence et d'absurdité. C'est pourquoi les gens se protègent, ne font plus attention à la misère du monde, lisent moins les journaux... et ne se préoccupent plus autant de politique...

J'ai énormément lu. Et ce n'est pas près de s'arrêter ! J'ai lu des humanistes (Umberto Eco : Le Nom de la Rose, Baudolino), Shakespeare, Herbert (Dune...), Simmons, Phillip K.Dick, Ellroy, Shakespeare, La vingt-cinquième heure... Tout ceci m'a donné une grande sensibilité au monde, aux cultures, aux peuples, une grande tolérance aussi.

J'en ai retiré une leçon : "La vie humaine n'est pas négociable".

Vers 16 ans, quand les hormones se mettent à bouillir et que l'on cherche à se rapprocher de l'autre sexe, je me suis retrouvé... seul. L'individu normal n'en ressent pas une grande tristesse : ce n'est que le début, il suffit de continuer... Moi, non, je ratais tout !
Ensuite de quoi est venu la confrontation avec la réalité : finalement, la vie humaine est négociable ! Les hommes, les individus sont des pions. De plus en plus, le modèle social anglo-saxon s'impose partout, et avec lui une règle : tout se négocie. L'ensemble de la vie humaine peut faire l'objet de marchandages ! De nos idéaux, à nos amours, en passant par nos passions. Tout peu être argent.

Il n'est guère étonnant qu'autant de gens cherchent à quitter ce qu'ils considèrent comme une immense vallée de larmes... Seulement, ils n'atteindront pas le paradis pour autant...

Chacun de nous porte en lui le Paradis et l'Enfer, et il lui faut avancer jusqu'au bout de sa vie, en marchant sur le fil du rasoir, au bord de la folie à chaque instant.

# Posté le jeudi 15 février 2007 17:26