Concrètement, je n'accorde pas trop d'importance aux personnes qui gravitent autour de moi (et j'apprécie qu'elles fassent de même avec moi...).
Bien sûr, j'ai des amis, une tchèque, un ukrainien, un chino-coréo-japonno-russe mélangé avec une petite touche de français, et qui lit Nietzsche, un élève de l'école des Beaux-Arts de Bourges... Et bien d'autres.
Mais finalement, mon bonheur n'est pas dans les autres (sans jeu de mot ni sous-entendu sexuel).
Dans la vie d'un homme, les relations à l'Autre sont la chose la plus compliquée qui soit. Je n'ai jamais sût réellement parler aux autres, et je n'en ai jamais tiré un grand bonheur. Il n'est donc guerre surprenant que je sois perpétuellement en retrait.
Bien sûr, je peux discuter politique et philosophie durant des heures, mais pour ce qui est de parler de moi... Parler de moi parce qu'il faut parler de soi... Non !
Le problème est que les gens autour de moi exigent que justement, je sois plus social. La vie, d'après eux, ne peut se vivre seul... Quel dommage !
Oh rage, Oh desespoir,
Oh sociabilité ennemie
N'ais-je donc tant vécu que pour cette infamie?
L'enfer, c'est les Autres ... !
Il n'est pas très loin, le siècle dernier, où seul comptait le mariage, la position sociale... Et qu'importait l'amour et le bonheur...
Tant d'espoirs brisés... Kafka, l'un des plus grand philosophe d'Europe, a toute sa vie subit l'influence de son père qui a fait de lui un être social, employé d'une compagnie d'assurance, alors qu'il aurait préféré rester un solitaire ...
Alors je m'élève, impuissant contre cette dictature inique... où, sous prétexte d'être humain, on oblige des gens à correspondre à un stéréotype, à une idée...
Je ne vais pas me mettre, brusquement, à devenir quelqu'un de social, alors que pour moi, ça signifie surtout beaucoup d'efforts pour ... quoi ? Plus de bonheur ? Non...
