J'ai découvert récemment que les Socialistes se proposaient de redonner de la puissance aux syndicats. De multiples solutions sont envisagées pour cela, parmi lesquelles, celle d'obliger les gens à s'inscrire dès leur entrée sur le marché du travail. On dit aussi que les cotisations syndicales devraient être prélevées directement sur la paye du salarié (qui pourrait par exemple l'adresser au syndicat de son choix... un peu comme la taxe professionnelle...)
On dit... On dit...
Personnellement, je pense que ça va un peu loin !
Enfin quoi !
On nous obligerait... donc on aurait pas le choix d'être ou non syndiqué ...
De mon point de vue, les syndicats aujourd'hui sont des organisations puissantes qui, au moindre problème, menacent de grève... Pourquoi personne ne veut donc négocier ?
Les organisations syndicales ne représentent pas du tout mes valeurs. Je suis un grand partisan du consensus, de la négociation, de la discussion, plutôt que de la confrontation !
Pourquoi donc irais-je me syndiquer ?
Ces cotisations (obligatoires dans l'exemple), constitueraient un impôt de plus, le syndicat se substituant à l'Etat comme organisation détentrice du pouvoir protecteur.
Nous nous retrouverions prisonniers d'une autorité supplémentaire. On nous dépouille de plus en plus de nos libertés au nom de notre protection (voir mon article Société Liberticide)... Alors que l'on est en droit de prendre nous même nos décisions, et qu'on peut agir par nous même.
Il y eut des heures où le syndicalisme fût une bonne chose : pour l'évolution du droit du travail, pour l'amélioration des conditions de travail. Mais aujourd'hui ? Certes, les syndicats ont aussi d'autres fonctions, comme celui de renseigner les travailleurs sur leurs droits.
Mais sinon ?
On peut citer le cas de la Suède ... Ou d'autres pays scandinaves. Certes, ils sont tous syndiqués là-bas. Mais les syndicats sont des organisations de négociation.
Ces pays ont un système social plus évolué que le nôtre, qui est pensé pour libérer l'individu, pour qu'il soit le plus libre de ses choix et de ses mouvements.
Alors que le nôtre a tendance à nous rendre impotents et dépendants d'administrations multiples, qui demandent toujours plus de renseignements sur votre vie et exigent d'innombrables quantités de papiers pour fonctionner (la réforme de la Sécu sauvera la forêt amazonienne, c'est moi qui vous le dis!).

